
Écrire un texte d’amour est devenu si compliqué que pour te faire honneur
Je devrais passer sur toute autre chose comme encore un énième thème
Pour te dire que je t’aime car j’ai peur de faire les choses à moitié
Tellement je risque pour te le prouver de ne pas être à la hauteur.
Ce n’est pas que je ne veux pas mais simplement qu’avant moi
D’autres y ont laissés couler tellement de leur encre comme ce sang
Coulant dans leurs veines pour de telles empreintes jusqu’à mon écœurement
Que les miennes sont de mouches volant en éclat devant des chiens aux aboies.
Les chiens vicieux sont ceux qui tenteraient presque de me détruire
Alors que je ne suis qu’au bout de la laisse de l’espoir pour te conquérir
Et si j’en tremble d’avance c’est pour mon avenir qui cherche à me mentir
En tentant de me faire gravir le sommet d’un rocher de syllabes pour t’écrire.
Dans le vent d’ailleurs, une fois en place en regardant le décor à perte de rêve,
Dans lequel je croise ton sourire et ton regard se confondant comme une trêve
Après une guerre durant laquelle la perfection des mots nous laisse le souffle
Cours, je trouve des fleurs pour te décrire en remportant la mise après une rafle.
Je cherche à mettre ce que certains appellent le talent au service de mon écriture
Mais je sais que mes expressions risquent d’être insultantes pour la littérature
Française et que je ne serais jamais le meilleur mais si écrire doit se faire
En écoutant parler son cœur de l’être aimé alors pour toi je ferais un malheur.
Écrire quelque chose quand il n’y a rien à dire c’est déjà plus qu’un enfer
Mais le faire pour se laisser dire que même ton prénom suffit à me plaire
Ça devient trop complexe pour la suite et j’ai peur que cela te vexe
Alors je préfère te convaincre d’entendre ce que tu désir pour suivre mon axe.
Je t’ai découvert et mon âme en hiver est devenue ciel bleuté en plein été
Aux oiseaux se racontant des missiles distillés par les battements de tes cils,
La mer s’est mise à se déchainer pour me faire bourlinguer vers une destinée
Si belle à s’en perdre en s’y pendant comme un aveugle à la lumière de la ville.
Je ne sais point à partir de quel départ démarrer même si pour starter
J’ai à ma portée cette clef de sol me donnant le la doré que tu es,
Alors autant en profiter en allant directement droit vers l’arrivée
Pour te serrer dans mes bras car t’embrasser reste mon unique volonté.
Parler ainsi d’amour est devenue désuet car d’autres s’y sont embarqués,
Pour me voler avec leur propre signature ce qui t’était pourtant destiné,
Et si je devais tenter de les imiter je sais que ce serait plutôt casse gueule
Avec cette page blanche n’a que d’idée celle quand sans toi je suis seul.
Pour conclure cette histoire je n’arrive pas à me projeter dans un point final
Car même le plus bancal des moins banals des sentiments est une mitraille
Me zigouillant le poitrail jusqu’au fond de la perle se cachant dans mon cœur
Consterné me bloquant le sternum par la douleur me gênant pour te l’ouvrir.
Rocco Souffraulit, le 18/04/2011.
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