au coeur de l'étoile
à l'aube du nouveau monde
je cours vers les étoiles
tout doucement
à la mesure de la vitesse
je cours
tout doucement
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à l'aube du nouveau monde
je cours vers les étoiles
tout doucement
à la mesure de la vitesse
je cours
tout doucement
Je marche seul parmis les débris
De ce monde sans vie
Où les âmes errantes
Ont battis leur antre
Je marche, je trébuche
Sur un bras ou une bûche
Qui sait, qui sait...
Dans un puit de cendres
Un mois de décembre
Qui s'étalle le long de l'année
Une neige de béton armé
Je glisse parmis les flots
De boue sortie de ta bouche sans mot
M'accrochant à cette barre de fer
Ou peut-être n'est-ce qu'une artère
Emporté je coule le long
De ce gouffre sans fond
Déjanté au milieu de verres brisés
Mes larmes noient mes journées.
Ma barque a sombré au fond du puit
Arrachée à l'eau qui l'a gardée en vie.
Le tempo déjanté
De ma marche à six pieds
Ne touve sa rythmique
Que dans la phonétique.
Il ne sait que conter
En rêvant éveillé
Loin de la prosodie
Qui coupe ses envies
cavalier de l'apocalypse
je chevauche les femmes
je recherche l'extase
couché sur ma monture
je défie le paysage
j'aime pas manquer
alors
en cas que
j 'ai toujours dans ma caisse
un sac de livres
quelques bières
une tente
un duvet
et pourtant
peu importe le temps
peu importe l'ivresse
s'il faut que cela cesse
et pourtant
peu importe le vent
autan de la tristesse
s'il faut qu'il renaisse
à l'heure du réveil
quand s'en vient le jour
et que l'âme et l'amour
quittent la veille
juste là
juste avant l'aube
avant le petit jour
quand les oiseaux sifflotent
Hier j'ai fait un rêve,
qui n'était pas le mien,
Aujourd'hui il soulève
Et porte mon destin.
Le cœur à la relève
En a fait un festin
Où des êtres de fièvre
Y nourrissent leur faim.