je me fous de l'injustice
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Je n'étais pas venue
Pour tenter le festin
Même si mes mains nues
Se tendaient bel et bien.
Je n'étais pas venue,
Comprenez bien ce point,
En sachant que la rue
Attendait juste au coin.
Je n'étais pas venue
Sans serrer les deux poings
Sur les déconvenues
Et sur tous les chagrins.
En fait j'étais venue
Parce que j'avais faim
Et que mes avenues
Ne menaient plus très loin.
Je n'étais pas venue
Par cent mille chemins
Mais par un bout de crue
Qui poussait mon entrain
À la porte des nues,
Au feu de quelques joints
Sur des feuilles tendues
Où j'écrivais sans fin.
c’était le matin
cet air frais
de la renaissance
comme chaque matin est une aventure
chaque jour un nouveau combat
une nouvelle fleur à un nouveau fusil
un jour bientôt
tu n'auras plus besoin de moi
tout ira bien
ou peu s'en faut
s'en faudra quoi
alors il faudra que je parte
te laisser libre
de vivre
enfin
un jour bientôt
je devrai partir
te quitter
cette mort de l'âme
tu n'auras plus besoin de moi
un jour bientôt
je partirai
d'autres aventures
Il y a ceux qui savent,
Ceux qui comptent le temps,
Ceux qui ont tout le grave
Accompagnant l'argent ;
Il y a ceux qui rêvent,
Ceux qui prient pour demain,
Ceux qui veulent la trêve
Des matins incertains ;
Il y a ceux qui passent
En soulevant du vent,
Qui font de leurs impasses
Un gouffre de tourments ;
Il y a ceux qui pleurent
Sur leurs mondes d'enfant
Parce que le bonheur
En a été absent.
Et parmi tous ces êtres
Il y a ceux, maman,
Qui ont une fenêtre
Ouvrant sur l'océan.
Sans doute que leurs mères,
Quand ils étaient enfants,
Les aura rendu fiers,
Les aura rendu grands.
Ce que je veux te dire,
En ce jour de noël,
C'est que tout l'avenir
Dépend aussi de celle
Qui nous donne la vie,
Et qui tend un regard,
Alors pour ça merci,
Merci pour notre histoire...
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bjr à tous , tous d'abord merci pour tous ces textes ,
poëmes , fotos et dessins , un mélange extraordinaire
du voyage humain .
merci pour cet espace d'expréssion mano et tous ses amis
de route , merci .
extrait 04 / suite nomade
brouillons mentaux
instinc contradictoire
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parti 01 tribal lesbo (pigment singulier)
des émotions sous influences babylonienne
tel des camikases du sentiments .
les femmes et les hommes s'entremellent psykédéliquement .
le voyage humain est accompagné de sons et de silences
se formant se déformant perpétuellement ,
fabricant les images mentale de nos vies . les souvenirs .
prose "nomade" suites extraits 03
Et si je te disais des choses insensées
et des mots vrais
et si je te disais et mes songes
et mes mensonges
oh
moi je vais caguer
et créer
un étron pour une chanson
du vomi pour riri
la liberté pour une salope
la raison pour un con
une chanson en syncope
et merde à l'ortografe
un refrain et hop
on repart au taf
bon tout ça c'est pour rire
pour dire
youpi
et vive la vie
quand même
et dis
tu m'aimes ?
Tu savais qu’elle te guettait.
Depuis longtemps.
Tu la voyais te tourner autours, comme un chacal. Prête à t’effleurer parfois, mais se ravisant toujours lors de cet instant ultime où tes yeux se ferment et ton poil s’hérisse, car tu la sens toute proche.
Si proche.
Paf !
La voilà qui t’a eu.
T’enlaçant, elle viole tes souvenirs, pille ta mélancolie, réanime en toi ce fugace sentiment d’insaisissable et de liberté. Et chaque fois qu’elle te prend, tu jouis un peu plus, parce que c’est dans ses bras seuls que tu sauras oublier la violence du monde.
Tu la haïssais fut un temps, et te voilà qui la bénie. Lui baisant les mains comme une chienne devant son maître. A genoux devant elle, tu te prosternes.
Quel avilissement pour toi ? Tu ne sais plus.
Tu pourrais en vomir, tellement tu en es pleine… de vie.
Tu voudrais en offrir car leur vision te fait mal.
En vomir et l’offrir. En vomir et l’offrir.
Tu voudrais qu’elle soit synonyme de dépravation, que cette débauche ambiante ne te soit plus perceptible, mais son autorité surplombe ta raison. Alors tu cris, tu pleures, tu hurles, tu ris, et tu en vomis encore, de la vie. Tout se trop pleins de vie en toi submerge ta conscience et te laisse brûlante de désirs, de te voir à nouveau enchaînée par la force de cette entité impalpable.
Mais que ferais-tu si elle t’abandonnais, la vie ?