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poème

Je n'étais pas venue

---LA
Rubriques

Je n'étais pas venue
Pour tenter le festin
Même si mes mains nues
Se tendaient bel et bien.
Je n'étais pas venue,
Comprenez bien ce point,
En sachant que la rue
Attendait juste au coin.
Je n'étais pas venue
Sans serrer les deux poings
Sur les déconvenues
Et sur tous les chagrins.

En fait j'étais venue
Parce que j'avais faim
Et que mes avenues
Ne menaient plus très loin.

Je n'étais pas venue
Par cent mille chemins
Mais par un bout de crue
Qui poussait mon entrain
À la porte des nues,
Au feu de quelques joints
Sur des feuilles tendues
Où j'écrivais sans fin.

comme une lettre improbable

---LA
Rubriques

 

 

 un jour bientôt

 tu n'auras plus besoin de moi

 tout ira bien

 ou peu s'en faut

 

 s'en faudra quoi

 

 alors il faudra que je parte

 te laisser libre

 de vivre

 enfin

 

 un jour bientôt

 je devrai partir

 te quitter

 cette mort de l'âme

 tu n'auras plus besoin de moi

 

 un jour bientôt

 je partirai

 d'autres aventures

Il y a ceux, maman...

---LA
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Il y a ceux qui savent,
Ceux qui comptent le temps,
Ceux qui ont tout le grave
Accompagnant l'argent ;

Il y a ceux qui rêvent,
Ceux qui prient pour demain,
Ceux qui veulent la trêve
Des matins incertains ;

Il y a ceux qui passent
En soulevant du vent,
Qui font de leurs impasses
Un gouffre de tourments ;

Il y a ceux qui pleurent
Sur leurs mondes d'enfant
Parce que le bonheur
En a été absent.

Et parmi tous ces êtres
Il y a ceux, maman,
Qui ont une fenêtre
Ouvrant sur l'océan.

Sans doute que leurs mères,
Quand ils étaient enfants,
Les aura rendu fiers,
Les aura rendu grands.

Ce que je veux te dire,
En ce jour de noël,
C'est que tout l'avenir
Dépend aussi de celle
Qui nous donne la vie,
Et qui tend un regard,
Alors pour ça merci,
Merci pour notre histoire...

Tribal lesbo /part 02 / (pigment singulier) .

---LA
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bjr à tous , tous d'abord merci pour tous ces textes ,

 poëmes , fotos et dessins , un mélange extraordinaire 

du voyage humain .

merci pour cet espace d'expréssion mano et tous ses amis

 de route , merci .

 

extrait 04 / suite nomade

 

                  brouillons mentaux

                  instinc contradictoire

Tribal lesbo /part-01/ extrait 03 nomade

---LA
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parti 01 tribal lesbo (pigment singulier)

des émotions sous influences babylonienne

tel des camikases du sentiments .

les femmes et les hommes s'entremellent psykédéliquement .

 le voyage humain est accompagné de sons et de silences

se formant  se déformant perpétuellement , 

 fabricant les images mentale de nos vies . les souvenirs .
 

 

 prose "nomade" suites  extraits 03

et si je te disais

---LA
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Et si je te disais des choses insensées

et des mots vrais

et si je te disais et mes songes

et mes mensonges

oh

moi je vais caguer

et créer

un étron pour une chanson

du vomi pour riri

la liberté pour une salope

la raison pour un con

une chanson en syncope

et merde à l'ortografe

un refrain et hop

on repart au taf

bon tout ça c'est pour rire

pour dire

youpi

et vive la vie

quand même

et dis

tu m'aimes ?

 

En vomir et l'offrir

---LA
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Tu savais qu’elle te guettait.

Depuis longtemps.

Tu la voyais te tourner autours, comme un chacal. Prête à t’effleurer parfois, mais se ravisant toujours lors de cet instant ultime où tes yeux se ferment et ton poil s’hérisse, car tu la sens toute proche.

Si proche.

Paf !

La voilà qui t’a eu.

T’enlaçant, elle viole tes souvenirs, pille ta mélancolie, réanime  en toi ce fugace sentiment d’insaisissable et de liberté. Et chaque fois qu’elle te prend, tu jouis un peu plus, parce que c’est dans ses bras seuls que tu sauras oublier la violence du monde.

Tu la haïssais fut un temps, et te voilà qui la bénie. Lui baisant les mains comme une chienne devant son maître. A genoux devant elle, tu te prosternes.

Quel  avilissement pour toi ? Tu ne sais plus.

Tu pourrais en vomir, tellement tu en es pleine… de vie.

Tu voudrais en offrir car leur vision te fait mal.

En vomir et l’offrir. En vomir et l’offrir.

Tu voudrais qu’elle soit synonyme de dépravation, que cette débauche ambiante ne te soit plus perceptible, mais son autorité surplombe ta raison. Alors tu cris, tu pleures, tu hurles, tu ris, et tu en vomis encore, de la vie. Tout se trop pleins de vie en toi submerge ta conscience et te laisse brûlante de désirs, de te voir à nouveau  enchaînée par la force de cette entité impalpable.

 

Mais que ferais-tu si elle t’abandonnais, la vie ?

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