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littérature

Le passage n'est pas doux

---LA
Rubriques

Pas du tout content. Y'a pas à dire,
la ville me dégoûte, la campagne m'accable et le funiculaire
m'énerve. Je ne vais pas bien ni mal, ni rien. Le ciel est lourd,
gris et froid. La terre grasse, boueuse, boudeuse.

Les arbres me cernent comme des
araignées épaisses, mon cœur est de plomb, ma tête vide et le
monde qui passe est un flot de fantômes, bruyants et plaintifs, les
femmes grimacent, les hommes grincent et les enfants aboient.

En écho à Julien Clerc

---LA
Rubriques

Comme un automne qui  sonne dans le vent
et colore de roux le paysage sage de l’été, la vie se dessine
d'hésitations et de choix problématiques que des éclats de rire rendent
doux.
Le sens des choses ricochent dans les virages des
circonstances, telle est la pratique des antiques philosophes qui
asthmatiques n'en demeuraient pas moins pragmatiques !
A quoi
sert un livre s'il n'interroge pas la cervelle m'écrivaient sur des
cahiers quadrillés des lacaniens, l’œil idiot et la bouche sèche.
Moi je veux être futile, à être ivre et à crever !

A Nunzia

---LA
Rubriques

 Si je n'étais pas une miette, je serai une trace, un restant
d'ombre, peut-être un catafalque de rêves désuets qui murmurent des
bêtises légères comme des caprices de chats qui savent faire la fête,
j'aurai des tonnes d'amertumes dans ma coque et je serai quand même
voilier, tendu d'espoirs dans les vents des hauteurs qui me caressent la
joue comme mille baisers, j'aurai des fortunes d'enthousiasmes pour me
tracer des routes et des doutes lourds comme une tombe qui même

Le dragon des pôles Ettes

---LA
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Il y a des nuages limpides qui
s’effilochent, des oiseaux marins avec des airs de dissidences
visitent la côte, celle-ci est grise de roches grandioses.

Le navire grand comme un beau requin
traverse les vagues avec panaches et un fracas par coup de son
étrave.

A son bord du monde savant et un
capitaine vieux comme une mauvaise herbe. Il est entouré des zouaves
de la compagnie des ruminants se rendant à l'île des alouettes.

Le gars du pont

---LA
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Le gars du pont du Gard n'est pas un
ponte, il a une tête de gargouille et elle a la même couleur que
les pierres du pont, un peu trop pour faire sérieux, il a le soleil
sur le visage.

Il ne va pas loin et ne fait pas de
bruit mais il détonne dans la foule qui se presse.

Il est jeune mais s'habille à la
vieille époque des étoffes épaisses.

Il marche comme un automate déréglé
avec une curiosité dans le regard qui fait peur.

Que faire avec ?

---LA
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Les braillements, ça résonne comme des
cris de guerre.

La nuit je m'enfuis de tout ça,
histoire de faire des miracles.

Les chiens coursent le vent et vont
comme des ballons se bolident.

La pluie rit et les tuiles glissent, je
marche dans la vase, la marée est partie, les oiseaux tournent au
loin comme des drapeaux arrachés.

Le ciel me regarde comme un piéton
attardé qui cherche une âme à qui parler.

J'ai de l'eau devant moi

---LA
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Quand
je suis triste je suis gris et j'essuie ce que la vie me donne même si
ça me glisse dessus comme une pâte molle aussi lourde qu'une boue de
pâturages.
Au temps du bonheur je filais bon train, guilleret comme
un étourdi, blanc d'espoir comme une lune pleine, j'avais du mordant et
des bonds. Le ciel me guidait à coup de nuages ivres de vents, je les
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