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poème

La mer se retire

---LA
Rubriques

La mer se retire.

 

Les souvenirs s'étirent

le long des moutons blancs,

en des milliers de bans.

La plage est désertée.

Le jour finit de poindre.

Marchant seul et nu-pied

je pars le rejoindre.

Mon âme est engoncée

dans son désir d'ailleurs.

Mon pas est saccadé,

s'alignant sur mon coeur.

La mer fuit le temps,

ce temps gris qui nous conte

comme on vivait avant

quand nous n'avions pas honte.

La mer est fatiguée,

REVIENS VERS MOI... (433)

---LA
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Dans la vie il y a des minutes qui durent plus d’une journée
Et même des journées qui sont plus longues que des années,
Des années durent parfois même plus on dirait que des décennies
Tant il y a du trop d’instants mauvais pour se les accaparer,
Mais la plus longue seconde sera pour le restant de ma vie
Celle où tu m’as dit le dos tourné que pour toi tout est finit.

JE T'AIME ET JE T'AIME... (427)

---LA
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Je t’aime parce que tu as la tignasse verte et les dents jaunes,
Libère toi pour te détendre et te déteindre sur le reste de la faune,
Je t’aime parce que tu as les yeux verrons et un blouson marron,
Tu dis que tu es laide mais on verra lequel de nous aura raison
Quand il poussera de tes larmes des lamelles d’arc en ciel.

Je suis

---LA
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Je suis un bord de rue

sur le fil d'un rasoir ;

Je suis la marche du trottoir

qui ondule du cul.

 

Je suis l'oiseau qui piaille

de faim, de froid et d'espoir ;

Je suis toute la gouaille

du peuple des grands Soirs.

 

Je suis vagabond -

voyageur de la tête ;

Je suis le furibond -

pauvre futur squelette.

 

Je suis contre ce monde

en colère d'esthète  ;

UNE FAMILLE IDÉALE... (423)

---LA
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C’est comme quand les baffes pleuvent
Et qu’un gamin s’en balance tellement
Il en en reçoit de la part d’un pauvre horloger
Qui ce serait encore planté dans les rouages,
En montant les aiguilles du bonheur à l’envers,
Pour mettre à la place une assiette de bugne
Trop grasse qui serait trop dure à digérer.

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